18 juin 2026

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"La presse sans Gutenberg"

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La réalité des chiffres

Le début des années 2000 a été particulièrement dure pour le monde de la presse écrite : les ventes ont plongé et après un XXème siècle particulièrement propice à son développement, la chute a été brutale. L'année 2002 a été particulièrement dure en dépit du contexte électoral qui aurait pu être bénéfique. Après cette période de dégringolade, depuis 2 ans les ventes remontent péniblement la pente, les différents journaux nationaux et régionaux ont fait de gros efforts d’innovation : innovation dans le contenu mais aussi et surtout dans la forme : Le Figaro, Libération ont vu leur design complètement modifié. Les sites de ces journaux ont eux subi un lifting forcé. L’heure est à la communication, plus que le contenu, l’important c’est la forme. Les nouveaux chiffres dévoilés mardi 6 mars dans l'Etude de la presse d'information quotidienne (EPIQ) conduite par TNS/Sofres rassurent les patrons de presse :

17 674 000 lecteurs pour la Presse quotidienne régionale
8 089 000 lecteurs pour la Presse quotidienne nationale
3 055 000 lecteurs pour la Presse quotidienne urbaine gratuite


L’intérêt de cette étude repose principalement sur les nouveaux indicateurs développés par l’INSEE : l’agrégat hebdomadaire QUOTWEB (quotidiens + sites internet) mesure ainsi l’audience dédupliquée des 8 derniers jours des quotidiens et de leurs sites internet. Pour 2006 QUOTWEB :

35 768 000 lecteurs des quotidiens ou de leurs sites internet
(audience - de 8 jours)
29 545 000 lecteurs pour la Presse quotidienne régionale
16 980 000 lecteurs pour la Presse quotidienne nationale
5 165 000 lecteurs pour la Presse quotidienne urbaine gratuite

Les sites sont donc un apport pour la presse papier, ils lui permettent d'augmenter son lectorat. Celui ci double presque quand on observe l'agrégat quotweb.
Cet agrégat permet de confirmer une thèse développée par de nombreux spécialistes : les sites internet sont des compléments et non des substituts. Considéré au début comme un gadget " pour l’image moderne de l’entreprise ", comme on le constate sur le site du réseau Centre-France / La Montagne, le support internet a rapidement été perçu comme le complément parfait du support papier pour offrir un service supplémentaire aux lecteurs.
Cette complémentarité n’existe pas seulement en France : Aux Etats-Unis aussi les sites internet sont vus comme des compléments (en particulier au niveau économique comme nous le verrons dans le troisième onglet). Au Royaume Uni, pour l’ ABC (Audit Bureau of circulations = office britannique de contrôle de la diffusion de la presse) « les deux types de médias sont d’ailleurs complémentaires » (source : le nouvelobs.com)
Les deux types de médias ont donc appris à vivre les uns avec les autres, en essayant de conquérir des publics distincts ou en tentant d'instaurer une certaine complémentarité. C’est sur cette différence d’usage et donc de lectorat que l’onglet suivant porte. L’objectif est de vous montrer que lorsque vous écrirez sur un site internet vous écrirez pour un public différent qui n’a pas les mêmes attentes.

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